3 septembre 2026

Réunis le 3 septembre à Saint-Georges de Beauce dans le cadre d’une conférence de presse conjointe, Viridis environnement et la Régie intermunicipale du comté de Beauce-Sud (RICBS) ont annoncé la conclusion d’une entente à long terme visant à détourner davantage de matières organiques de l’enfouissement.
Comment récupérer davantage de résidus alimentaires sans ajouter une nouvelle collecte ni de nouveaux bacs? C’est le défi auquel répond la solution retenue par la RICBS, en collaboration avec Viridis environnement.
Cette approche mise sur des sacs identifiables et un procédé de tri robotisé pour récupérer les résidus alimentaires directement à même la collecte des ordures existante. Les matières récupérées pourront ensuite être valorisées par biométhanisation.
Pour les deux organisations, cette initiative représente une nouvelle façon de conjuguer performance environnementale, simplicité pour les citoyens et adaptation aux réalités du territoire.
Le principe est simple : les citoyens déposent leurs résidus alimentaires dans des sacs identifiables, puis placent ces sacs dans leur bac à ordures habituel. Aucun nouveau bac ne sera requis et aucune collecte supplémentaire ne sera ajoutée.
Une fois les matières acheminées vers les installations de tri, les sacs seront identifiés et séparés mécaniquement grâce à un procédé de tri robotisé. La matière organique ainsi récupérée pourra ensuite être dirigée vers la biométhanisation.
Cette approche mise sur la simplicité afin de favoriser l’adhésion de la population et de faciliter l’intégration de cette nouvelle pratique au quotidien.
« Nous sommes fiers de collaborer avec la RICBS dans le cadre de ce projet porteur pour la région. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans notre volonté d’offrir aux municipalités des solutions concrètes, accessibles et performantes pour améliorer la gestion des matières résiduelles. »
— François Léveillée, directeur principal développement – projets structurants, Viridis environnement
L’un des principaux intérêts de la solution retenue est qu’elle permet de récupérer les matières organiques sans ajouter une collecte dédiée. Dans un territoire où les distances à parcourir sont importantes, l’ajout d’une troisième collecte aurait nécessité davantage de camionnage, de carburant et de coûts d’exploitation.
L’approche développée permet plutôt de récupérer les matières organiques à même la collecte existante. Elle évite également la fabrication, la distribution et le remplacement de milliers de bacs roulants supplémentaires. Cette façon de faire permet ainsi de tenir compte de la réalité régionale tout en poursuivant les objectifs de détournement des matières de l’enfouissement.
L’utilisation de sacs identifiables pourrait laisser croire que cette approche entraînera une augmentation du nombre de sacs utilisés par les ménages. Ce n’est toutefois pas le cas.
Les sacs identifiables remplaceront une partie des sacs à ordures déjà utilisés. Les résidus alimentaires étant retirés des sacs à déchets réguliers, ceux-ci contiendront moins de matières et seront utilisés différemment.
L’approche permet donc de modifier la façon dont les sacs sont utilisés, sans augmenter leur nombre total.
Une fois récupérées, les matières organiques seront acheminées vers des installations de biométhanisation. Elles pourront alors être transformées en deux ressources :
Ce processus permet de donner une nouvelle valeur aux résidus alimentaires et de créer des ressources à partir de matières qui seraient autrement destinées à l’enfouissement. En détournant ces matières de l’enfouissement, la démarche contribue également à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La solution retenue par la RICBS répond à plusieurs objectifs : améliorer la performance environnementale, simplifier la participation des citoyens et limiter les impacts économiques associés à l’ajout d’une nouvelle collecte.
En misant sur les infrastructures existantes, l’approche offre une alternative aux modèles nécessitant une collecte additionnelle et permet de limiter les impacts financiers pour les citoyens.
« Notre objectif est clair : récupérer davantage de matières organiques tout en offrant à la population une solution simple, efficace et adaptée à la réalité de notre territoire. »
— Jean-Pierre Fortier, président de la RICBS
Cette collaboration entre Viridis et la RICBS illustre une volonté commune de faire évoluer les façons de gérer les matières résiduelles. En combinant tri robotisé, infrastructures existantes et biométhanisation, la solution permet de récupérer une matière organique qui se trouve actuellement dans le flux des ordures et de lui donner une nouvelle valeur.
Pour Viridis, ce projet s’inscrit dans une approche qui consiste à développer des solutions de valorisation adaptées aux réalités des municipalités et des territoires qu’elles desservent.